Opportunités de marché de l’argent mobile: Côte d’Ivoire

Les Ivoiriens préfèrent les services bancaires mobiles aux comptes bancaires traditionnels en ce qui concerne les paiements, l’épargne et les transferts d’argent. Selon la Banque mondiale, plus de personnes avaient des comptes d’argent mobile (24%) que des comptes bancaires (15%) en 2014. Plus impressionnant encore, la Côte d’Ivoire est la cinquième plus élevée au monde en ce qui concerne les titulaires de comptes d’argent mobile. Le pays suit le Kenya (58%), la Somalie (37%), l’Ouganda (35%) et la Tanzanie (32%).

Fournisseurs et leurs offres

L’année 2008 a vu le lancement du premier service d’argent mobile du pays. En trois ans, il y avait 2 millions de comptes enregistrés dont 22% étaient actifs. En moins de cinq ans, l’argent mobile est devenu l’un des moyens les plus utilisés pour effectuer des transactions en Côte d’Ivoire. En 2013, les opérateurs de réseaux mobiles (ORM) CelPaid, Moov, MTN, orange et Qash avaient enregistré ensemble près de 5 millions de comptes d’argent mobile, dont 35% sont actifs. Cette croissance est d’autant plus impressionnante qu’il n’y a que 9,6 millions d’abonnés mobiles uniques en Côte d’Ivoire. Le marché mobile compte 20,1 millions de connexions GsM et un degré élevé de multi-simulation (personnes utilisant plusieurs cartes SIM). D’ici 2015, sur les 24 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, 7,2 millions ont des comptes d’argent mobile, selon l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI). Au cours des six premiers mois de 2015, les revenus provenant des retraits, des virements et des paiements de factures ont totalisé 28 millions de dollars.

Défis

Les troubles politiques pendant une décennie jusqu’en 2010 ont fait souffrir l’économie, provoquant la fermeture des banques ou la perte de la confiance des clients. Parmi les autres faits qui motivent le nombre élevé de citoyens non bancarisés, il y a le manque d’accès aux banques dans les zones rurales et les frais élevés facturés par les différentes institutions.

Opportunités

Ces défis ouvrent la porte à l’argent mobile. Les opérateurs de téléphonie mobile et le gouvernement collaborent déjà pour numériser les frais d’inscription scolaire à l’aide de l’argent mobile. En 2015, 99% des paiements des frais de scolarité dans le secondaire ont été effectués par voie numérique, dont 94% via l’argent mobile. L’argent mobile est également utilisé pour les envois de fonds locaux et internationaux. L’argent mobile est, en moyenne, plus de 50% moins cher que l’utilisation d’opérateurs mondiaux de transfert d’argent, et est très compétitif pour les transactions de faible valeur. Les domaines potentiels pour une collaboration plus poussée entre le gouvernement et les opérateurs d’argent mobile comprennent les cotisations et les décaissements de sécurité sociale, les cotisations et décaissements d’assurance maladie, la numérisation des chaînes de valeur agricoles et les paiements de transport. Pour profiter de cette lacune du marché, la Banque mondiale suggère que les banques, y compris les institutions de microcrédit, développent des liens plus étroits avec leurs clients grâce à des innovations et des partenariats, afin de réduire les frais de transaction. Une autre suggestion est de promouvoir la création d’institutions financières autres que les banques commerciales. Par exemple, les entreprises de téléphonie mobile pourraient accorder des prêts et utiliser l’historique des transactions d’argent mobile des clients pour attribuer des notes de crédit.

Choisir le bon partenaire

Pour favoriser l’inclusion financière en Côte d’Ivoire, il est nécessaire de diversifier le système financier en étendant la gamme de services fournis par les entreprises de téléphonie mobile. En choisissant un partenaire comme Youtap, qui propose une large gamme de solutions, votre organisation aura accès à une variété d’outils pour développer une nouvelle stratégie commerciale en toute confiance.

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